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Comment j’ai vécu mon premier semi marathon

Bilan de mon semi marathon

Hello les filles,
Ça y est, le semi marathon est [ENFIN] passé. Je dois vous avouer que je suis contente, contente de l’avoir fait, mais aussi très contente de ne plus avoir à y penser. Ça m’a beaucoup stressé, moi qui n’avait jamais fait de course officielle. (juste un 10K, 2 semaines avant pour une course contre le cancer, mais ça n’avait rien à voir haha)

Je me sentais capable mais en même temps pas au niveau. Je me suis entraînée pendant des mois, avec plus ou moins d’assiduité. Quand je pense qu’il y a un an, je ne courrais quasiment pas, en tout cas pas plus de 5km ! Je me demande bien ou j’ai trouvé la motivation pour me lancer dans un tel challenge !

Ma préparation au semi marathon

J’ai commencé à m’entraîner avec ma team fin Janvier. À ce moment là, on faisait des sorties entre 7 et 10km, on démarrait. Le semi marathon n’était pas d’actualité.

On se retrouvait tous les lundis pour courir ensemble, c’était vraiment chouette ! Ça me permettait de sortir de ma zone de confort car chaque sortie était différente. On alternait entre fractionné, côtes, escaliers, sortie longue ou sortie plus courte et calme.

Au bout de 3 mois, j’avais envie de me challenger et d’apporter un peu de piment à cette pratique en m’inscrivant pour la première fois à une course officielle. Pendant quelques jours j’avais le 10km en tête, puis au final, sur un coup de tête, je me suis inscrite au semi marathon de la Run In Lyon 2019.

Au SEMI MARATHON LES GARS !

J’ai entraîné toute la team dans cette aventure, et à partir de ce moment, on se préparait à ce challenge ! À partir du mois de Juin, j’ai commencé une prépa un peu plus intensive avec 2 à 3 sorties par semaine. Au final j’ai réussi à tenir 1 mois et demi à ce rythme là, puis il y a eu l’été, les vacances, la canicule, … Le rythme était moins respecté.

J’ai quand même réussi à faire quelques sorties longues, 15km, 16km, 17km… Puis enfin ces 21km, une semaine avant la course. J’étais rassurée, je savais que j’étais capable de le faire, même si c’était dur et que j’avais du m’arrêter quelques fois pour boire et reposer un peu mes jambes.

Jour J : Run in Lyon 2019

Les 10 premiers kilomètres

6h : le réveil sonne. Le départ de mon SAS (Vert : 1h55) est à 9h. Je bois un demi verre d’eau et mange juste une banane. J’avais la boule au ventre et j’avais peur d’avaler la moindre petite chose qui me donnerait mal au ventre ou envie de faire pipi pendant la course ( #teampetitevessie haha)

Avec la team, on se retrouve à 8h15 à côté de notre SAS de départ près du métro Vieux Lyon. La tension monte, mais j’essaye de ne pas y penser et de respirer. On rigole, on fait quelques photos, puis on rejoint les autres participants dans notre SAS de départ. 3, 2, 1… Et c’est parti !

On commence la course à une allure rapide, jusqu’au 8e kilomètre on était entre 10k/h et 10,5km/h avec des pics à 11km/h par moments. On m’avait dit que le jour J on est poussé par l’adrénaline et qu’on fait souvent mieux que ce que l’on a l’habitude de faire. Jusque la je me sentais bien, donc je tenais la cadence.

Passé le pont Bocuse à Collonges au Mont d’or (entre le 8e et le 9e km), j’ai commencé à sentir qu’il fallait que je ralentisse un peu. Je suis donc passé à mon allure habituelle à 9,5km/h de moyenne. J’attendais le ravitaillement des 10km avec impatience, je commençais à avoir vraiment soif.

Les premières difficultés

Au niveau du ravitaillement, j’ai ralenti pour boire, manger un morceau de banane et marcher quelques secondes. Quand je suis repartie je sentais que je commençais à être en difficulté. Dans ma tête je me disais « purée je suis seulement au 10e km… Il en reste 11… ça va être difficile ». Je savais qu’il ne fallait pas que je commence à penser comme ça, mais c’était plus fort que moi.

Les 4 km qui ont suivis, j’ai été à la traîne, j’ai encore un peu ralenti mon allure pour me situer environ à 9km/h en moyenne. Je sentais mes jambes qui commençaient petit à petit à me lâcher.

J’ai cru que j’allais abandonner

Quand j’ai vu l’entrée du tunnel de la Croix Rousse (14e km) je ne sais pas ce qu’il s’est passé, mais quelque chose à lâché dans ma tête. Je ne me sentais plus capable, je connaissais pourtant par cœur la fin du parcours, ce tunnel, … Mais ces 7 derniers kilomètres me semblaient inatteignables. 

Je me suis arrêtée juste avant d’entrer dans le tunnel. J’en pouvais plus, mes jambes n’en pouvaient plus, et le mental n’était clairement plus au rendez-vous. Une partie de la team était encore avec moi, ils m’ont dit de ne rien lâcher. J’ai repris la course, puis je me suis mise à pleurer.

En fait je sentais que j’étais pas au niveau, j’étais déçue de ne pas être capable de tenir comme eux. (je sais il ne faut pas se comparer, mais bon, on s’est quand même entraîné ensemble pendant plus de 6 mois donc la comparaison se fait sans le vouloir) J’avais l’impression d’être la seule à galérer, je me suis dit que je n’avais aucun mental, que j’étais pas assez entraînée et que je ne m’étais pas donné les moyens d’y arriver. En fait j’ai eu un moment de BIG BAD TRIP pendant 2 minutes.

Dernier ravitaillement, 5 derniers kilomètres

À la sortie du tunnel, on avait passé les 16km. Le dernier point de ravitaillement était là. Je me suis arrêtée pour boire, manger, marcher. J’essayais de ne pas penser aux 5 derniers kilomètres, de ne pas penser à cette boucle jusqu’au parc de la tête d’or pour revenir direction Bellecour. 5km c’est rien en temps normal. Mais là vraiment j’en pouvais plus et j’en avais marre.

J’ai repris ma course, non sans difficultés. Mais je n’avais pas envie de lâcher, même si c’était dur, même si j’avais mal partout, même si je sentais les ampoules au bout de chacun de mes orteils et sur la plante de mes pieds.

Du 15e au 19e kilomètre, mon allure oscillait entre 8 et 8,5km/h. Bien plus lent que ce que je suis capable de faire, bien moins bon que ma sortie d’il y a une semaine. Je ne comprends pas…

À chaque petite montée, je marchais, je n’en pouvais plus et les côtes ont toujours été mon point faible. Pour ça je ne m’en veux pas. On en a eu 3-4 entre le 16e et le 20e km. Pourtant elles n’étaient pas plus longues que 10 mètre à chaque fois, mais c’était trop pour moi.

On arrive à Hôtel de Ville, puis Cordeliers. Je sens que la fin approche, plus que 2km ! Je commence à accélérer un peu pour reprendre une allure à 9,3km/h de moyenne.

Je vois la Place Bellecour au loin, on me dit qu’on arrive à la fin. Dans ma tête je me disais « non c’est pas encore la fin, il faut encore faire une boucle pour arriver de l’autre côté de la place ». J’avais encore envie de pleurer mais je gardais mon énergie et ma concentration dans mes jambes et dans ma tête.

Bilan de mon semi marathon

Je finis par passer la ligne d’arrivée à 2h 16 minutes et 44 secondes. Les 2 heures les plus longues de ma vie. À ma plus grande surprise je n’ai pas pleuré. En fait la seule chose à laquelle je pensais c’était récupérer la médaille puis aller boire et manger. J’étais HS

Mais je suis fière de moi, fière de l’avoir fait et terminé. Mais je suis surtout contente que ce soit passé.

Je l’ai plus mal vécu que ce que je pensais. C’était bien plus dur en vrai que ma sortie 21km en solo. Pourquoi ? Je n’ai pas vraiment de réponses. Je pense que c’est un mélange de choses : le stress, la fatigue, une allure peut être trop rapide au départ et surtout un manque de confiance en moi.

Honnêtement, je ne pense pas que je retenterai l’expérience. Et si vraiment je suis assez folle pour le refaire, je pense que je m’inscrirai en solo pour me mettre moins de pression.

Les compétitions ça n’a jamais été mon truc, même s’il n’y a pas d’enjeux ni de classement à la fin. Ça me rappelle tellement les années en primaire et collèges, où j’arrivais toujours dernière à tous les cross, ou j’étais toujours la dernière à être choisie dans les cours d’EPS, et où j’ai arrêté la plupart de mes activités juste parce qu’à la fin de l’année il fallait participer à une représentation ou une compétition.

Je préfère les activités en solo, juste pour le plaisir, sans pression. Cette course au final c’était pour me challenger. Mais je pense que je n’en avais pas besoin pour atteindre les 21km, je les aurais fait si j’avais vraiment eu envie de les faire, course ou pas course.

Aujourd’hui j’ai envie d’arrêter un peu le running. Ces derniers mois m’ont un peu dégoûtés de la pratique. Je ne sortais plus courir par plaisir mais par objectif. L’objectif de tenir sur 21km. Faire 3 sorties par semaines, faire du fractionné, faire des côtes, c’est pas ce que j’aime faire. Je l’ai fait uniquement car je savais que ça m’aiderait à progresser.

Je vais faire une bonne pause d’un mois. Reprendre doucement la musculation et on verra par la suite pour le running. Mais pas en longue sortie ni en longue distance ça c’est sûr haha

 

Crédits photo : Page Facebook Run In Lyon 

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