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Un petit bout de moi

shesquats musculation pour les femmes

Attention les filles, cet article est 100% racontage de life alors si vous n’avez que quelques minutes je vous déconseille de commencer la lecture haha

Aujourd’hui, après plus d’un an d’écriture sur SheSquats, j’ai envie de vous rédiger un article un peu plus personnel. Pourquoi ? J’en sais rien en fait haha j’ai juste envie de partager avec vous un petit bout de moi, comment j’en suis arrivée là, d’où vient ma passion pour le sport etc. et peut-être rassurer certaines d’entre vous ou les motiver !

Bon comme il faut bien commencer quelque part, je vais vous parler de mon passé sportif. A vrai dire, il y a encore de cela quelques petites années, le sport et moi ça ne collait pas DU TOUT. Rien que de glisser le mot « sport » dans une conversation me faisait fuir, ouais je sais c’est bizarre mais que voulez-vous j’aimais vraiment pas ça haha. A l’école je crois que j’étais la plus nulle des cours d’EPS, je ne faisais aucun effort et aucun sport me plaisait. Mes parents on essayés de me motiver à faire une activité comme tous les parents d’enfants à cet âge là, mais rien n’y faisait, je ne voulais pas ! J’ai fait 2 mois de natation avant d’abandonner, j’ai fait deux ans de gymnastique durant lesquels j’étais vraiment nulle au point d’en avoir honte auprès des coachs haha (en fait j’y allais uniquement parce-qu’il y avait ma meilleure amie et qu’on s’y amusait vraiment bien) et j’ai aussi essayé la danse classique pendant 2 ans mais j’y allais vraiment à contre coeur.

Mon père me taquinait toujours avec ça, et ça me rendait folle de rage. Je ne comprenais pas pourquoi on voulait tellement me pousser à faire du sport alors que je n’en avait absolument pas envie. En fait je pense que le sport représentait pour moi une activité que l’on fait quand on a confiance en soi, qu’on a une certaine sociabilité, etc. Et à l’époque ce n’était pas du tout mon cas ! J’étais plutôt la petite fille à qui on faisait de mauvaises blagues parce-qu’elle ne bronchait jamais et qu’elle encaissait tout sans aucune réaction.




Et puis les années passèrent, j’ai quitté le cocon familial pour aller faire mes études à 500km de là, seule à même pas 18ans, mais j’étais tellement excitée de commencer cette nouvelle vie qui m’attendait ! J’avais un petit appartement, mais je ne connaissais personne dans les kilomètres alentours. J’ai commencé à m’intéresser à de nouvelles choses, à vouloir faire attention à mon corps, mon apparence pour me construire une nouvelle moi, plus sûre d’elle, plus confiante et avec du caractère. J’ai commencé à faire un peu de course à pied et j’ai fini par m’inscrire dans une petite salle de musculation, mais pour tout vous avouer, j’y suis allée pendant 3 mois très irrégulièrement puis j’ai arrêté. Je me sentais plutôt bien dans mon corps, j’avais quelques formes, mais je les trouvaient placées où il fallait.

Après ces deux premières années, j’ai à nouveau déménagé pour suivre mon cursus universitaire à Lyon. Lyon quoi OUAOU pour moi c’était un changement radical, moi la petite campagnarde, qui n’avait jamais connu internet il y a encore deux années de cela, qui ne connaissait que les paysages verts et forestiers, j’allais vivre à Lyon !

Une fois installée et entourée d’une nouvelle bande d’amis, je découvre la vie nocturne, les sorties, l’alcool et j’adorais ça ! On sortait presque tous les week-end et cela pendant quasiment un an. Du haut de mes 20 ans je ne pensais qu’à une chose, c’est rattraper cette jeunesse si ennuyeuse que j’ai vécue à la campagne.

En un an j’ai pris 6 kilos. Et quand je m’en suis rendue compte, je suis tombée de haut. En parallèle de ça, mes collègues à la Fac aimaient bien me taquiner sur mes formes, et bien que ce soit bon enfant, ça a fait naître en moi de gros complexes. J’ai donc décidé de m’inscrire dans une salle de fitness et essayer de perdre ces kilos en trop. J’allais aux cours collectifs avec qu’une seule idée en tête : transpirer le maximum possible pour perdre du poids le plus rapidement. Bien sûr avec de telles convictions, ça n’allait pas m’être bénéfique. ^^




C’est ma deuxième année à Lyon qui a déclenchée en moi ce déclic qu’il me fallait pour me bouger. Je venais d’apprendre que mon papa était malade, sans trop savoir de quoi il souffrait mais suffisamment lucide pour comprendre que c’était assez grave. C’est vrai qu’avec la distance Lyon-Strasbourg c’était pas facile d’être proche de ma famille. Le prix des billets de train et ma situation étudiante ne me permettait pas de rentrer très souvent (voire quasiment jamais si ce n’est qu’aux périodes de noël). Du coup je l’ai appris un soir dans mon appartement alors que ma mère venait d’arriver pour quelques jours de vacances : mon père souffrait d’un cancer du poumon.

Etant assez pudique avec mes proches et n’aimant pas trop montrer mes sentiments, j’osais pas trop en parler. Que ce soit avec mes parents, mes sœurs ou même mes amis. J’avais qu’une seule envie, c’était de prouver à mon père qu’il pouvait être fier de moi avant qu’il ne soit trop tard. Je me suis donc remise à peindre, à jouer de la guitare, et à fond les ballons dans le sport haha Tout ce qu’il aimait, et qu’il partageait à l’époque où je vivais encore à la maison.

J’essayais de monter en Alsace un peu plus souvent, mais en même temps j’évitais car j’avais peur d’affronter cette terrible vérité et de voir mon père se dégrader. Ca faisait quelques mois que je ne l’avais pas vu, et 3 mois que je savais qu’il était malade. Je suis venue le voir une première fois le temps d’un week-end et j’avoue que ça m’a fait un choc. Il avait tellement changé ! En trois mois, la maladie l’avais déjà atteint physiquement.

J’y suis retournée pour les fêtes de nöel 2 mois après, et là je ne l’ai presque pas reconnu. Déjà il était hospitalisé depuis quelques semaines pour diverses raisons, mais il s’était totalement métamorphosé physiquement. Il n’avait quasiment  plus de cheveux, les traits fatigués, et il était d’une maigreur affolante. Je crois que c’est à ce moment là que j’ai réellement pris conscience de la maladie et des conséquences que ça allait avoir sur nos vies.

Une semaine après, ma maman m’appelle à 7h un vendredi matin. Mon réveil venait tout juste de sonner, et je me préparais pour ma deuxième journée d’examens. Je me doutais qu’elle allait m’annoncer une chose terrible car jamais elle ne m’a appelée aussi tôt un matin, mais j’ai répondu sans trop me poser de questions. Et c’est à ce moment là que j’ai appris que mon père nous avait quitté. J’avais fraîchement 21 ans et je venais de perdre mon papa. J’ai commencé à me reprocher tout un tas de choses, principalement le fait de ne pas être restée auprès de lui plus souvent mais aussi de ne pas avoir pu lui dire tout ce que j’avais sur le cœur.




Cet événement à déclenché en moi une vraie rage de vivre, une réelle envie de reprendre ma vie en main et de faire des choses meilleures. Le sport est devenu une vraie passion et surtout un défouloir. J’ai commencé à éviter toutes les sorties, ne quasiment plus boire d’alcool, en me disant que ce n’est pas ce que mon père voulait me voir faire. Je me suis un peu éloignée de mes amis, (je pense particulièrement à toi Darling <3 et je m’en excuse ce n’était pas voulu !) forcément puisque je ne voulais plus sortir, plus boire. Et je me suis un peu renfermée sur moi même.

Aujourd’hui je fais la part des choses, j’essaie de sortir de temps en temps pour changer un peu et me rapprocher de mes amis. Mais je reste convaincue que mon père m’observe tous les jours, et qu’il a envie que je sois celle qu’il a toujours voulue que je sois : sa fille, belle, sportive et intelligente. C’est vraiment ce déclic qui m’a fait prendre goût au sport depuis deux ans, et de me fixer des objectifs rationnels.

C’est fou comme certains événements peuvent vous faire changer radicalement ^^ Me voici aujourd’hui à tenir un blog sur le sport, et à me défouler quasiment tous les jours à la salle avec mes 6 kilos en moins haha J’ai beaucoup appris sur mon corps, sur le sport en général et j’ai vraiment envie de partager tout cela avec des filles qui ont peut être le même passé que moi, sans forcément les mauvais événements qui vont avec mais pour prouver que quand on a la volonté on arrive à faire des choses que l’on ne s’imaginait pas réaliser.

Maintenant j’ai presque 23 ans, et je vois ma vie d’une manière plus philosophique et surtout plus saine. J’espère que cet article éclairera mes proches amis sur certaines périodes, et que ça donnera un coup de boost à vous mes lectrices 🙂

==> Et vous quelle est votre histoire ? N’hésitez pas à partager vos expériences en commentaires ou même en messages privés si besoin ! 🙂

Des bisous !

Alizée.


Crédits photo : Kaboompix

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4 Commentaires

  • Répondre
    Darling
    9 août 2016 à 19 h 28 min

    Puisque l’idée est de raconter un bout de notre histoire…

    Un jour j’ai connu cette fille que tu décris à chaque paragraphe. J’ai vécu chacun de ces moments avec partage, avec émotion, avec amour surtout. Il n’est jamais évident de débarquer dans une nouvelle ville, une nouvelle fac, un nouveau boulot, pour une nouvelle vie. Ce fut un nouveau challenge à affronter, et je suis heureux de t’avoir vu grandir.
    Rien n’a changé en toi, tu t’es juste révélée. Car dès le premier jour, je suis tombé sous le charme de cette fille combattante, créative, pleine d’humour, voulant profiter de la vie sans forcément devoir se justifier à qui que ce soit. Je suis heureux aujourd’hui de voir que tu as trouvé cet équilibre qui te va si bien.
    Darling tu n’as jamais eu besoin d’être excusée. Il y a des personnes que tu rencontres dans ta vie, et qui font exception. Tu n’es pas qu’une fille de passage, c’est évident pour moi…
    Alors même avec ton papa loin la haut, mais pourtant chaque jour si proche de toi, je veux continuer à te voir joyeuse, sportive, épanouie dans ton travail, dans tes voyages, dans tes amours. Tu le mérites.

    Il fallait que je mette un commentaire sur cette dédicace pleine de tendresse, car tu n’es pas très expressive au quotidien, même si, sur shesquats, je ne suis pas une fille ! Quoique…
    Je suis fier de toi

    Je t’aime très fort <3

    • Répondre
      Alizée - She Squats
      9 août 2016 à 19 h 38 min

      Haaa j’avais peur de t’envoyer l’article par pudeur mais je vois que tu es tombé dessus haha Merci d’être si compréhensif car dieu sait que ce n’est pas facile de me comprendre ^^ Et je m’en rends compte tous les jours encore aujourd’hui ! Je suis pudique, c’est naze mais j’arrive pas à faire autrement. Moi aussi je t’aime très fort <3

  • Répondre
    fibiel76
    9 août 2016 à 19 h 56 min

    Très touchant ton petit message. Je pense que c’est mon premier passage sur ton blog donc en guise d’introduction pour connaître ton univers c’est plutôt pas mal 😉 Les épreuves de la vie apportent beaucoup, le sport est super important et j’en suis convaincue, j’en fais pas mal depuis que je travaille en faite, j’en faisais beaucoup moins en étant étudiante et au delà du fait que cela aide à avoir un corps qui nous plaît cela m’aide aussi beaucoup à me vider l’esprit! Après ce n’est pas pour autant que je mets de côté mes amis ou mes sorties car c’est aussi un moyen pour moi de me sentir bien 🙂 bonne soirée!

    • Répondre
      Alizée - She Squats
      9 août 2016 à 20 h 13 min

      Merci pour ton commentaire 🙂 C’est vrai que les mauvaises épreuves nous forment et construisent notre caractère j’en suis la preuve vivante haha J’ai commencé le sport en ayant ce mauvais état d’esprit à vouloir absolument perdre du poids. Aujourd’hui c’est devenu pour moi un véritable hobby et un moyen de se vider la tête après de longues et dures journées.

      Bonne soirée à toi, au plaisir de t’accueillir sur mon blog 🙂
      Alizée

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